L’égo : le fléau

L’égo le mal du siècle!! Peut être que vous aussi, vous faites parti de ce terrible cercle vertueux. Comme un chat qui se mort la queue…Il vous manque considérablement d’amour, de reconnaissance… Une mauvaise compréhension de la nature de son égo peut vous faire croire que c’est l’autre la source de votre problématique alors que vous êtes seul(e) responsable de vos interactions avec l’autre…

L’égo : qu’est ce que c’est ?

L’égo est le fonctionnement dans lequel nous construisons notre propre souffrance. Le comprendre c’est la clef d’un équilibre vous permettant de mieux vous sentir avec les autres mais surtout avec vous-même. L’égo est un sentiment d’exister comme un individu à part entière indépendant et oui, ce que nous recherchons consciemment ou inconsciemment  peut être. L’égo se traduit en pulsions de possession, de rejet et d’indifférence quand celui-ci est mal géré.

C’est un sentiment qu’on a « d’être » et « d’avoir ». Il se traduit par une juxtaposition de suppositions qui émanent d’une fuite de nous même. Une personne qui possède un égo surdimensionné aura tendance à être très susceptible et il se positionnera en tant que meneur, il voudra avoir raison en permanence. Se remettre en question mais quel dur exercice n’est ce pas ? La recherche d’un titre, d’une valorisation, d’un salaire, d’un  remerciement au travail, la plaie de ces personnes : un vide d’existence propre.

Et si ça venait de votre enfance ?

Soit vous avez été un enfant dit « Pacha » qui a toujours été positionné sur un piédestal par votre famille donc habitué à une flopée de compliments quotidien ; soit vous avez un enfant dit « autodidacte » avec des parents très peu reconnaissants de ce que vous êtes ou de ce que vous faites… Dans les 2 cas, votre égo a été mis à mal, de ce fait à l’école comme en entreprise vous rechercher la RECONNAISSANCE, le titre qui vous fera briller (ce n’est pas vous que vous alimenter mais votre égo). Ce que vous rechercher c’est cette image irréprochable que vous transposer dans le regard de l’autre.

 Un effet miroir

L’autre jour j’échangeais avec un ami qui me dit : « J’ai réussi Audrey, car je peux offrir à ma famille tout ce que je veux ! » des vacances de rêves sous le soleil, une jolie berline pour emmener mes enfants à l’école, un appartement en plein de cœur d Paris ». Etes-vous sûr de bien connaître le besoin de vos enfants, de votre femme ?? N’auraient-ils pas besoin : de présence, de temps, d’authenticité, d’amour, de douceur, de patience… N’est ce pas là, une justification pour flatter votre égo, votre propre réussite. Réfléchissez au plus profond de vous, quelle est la vraie raison de cette soit disante « réussite ».

Comment reconnaît-on des personnes à l’égo surdimensionné ?

Ces personnes ont souvent une vision d’elles-même faussée : très haute. C’est une surcompensation de toute une série de blessures qui n’ont pas été pansées et pensées (aucune remise en cause). Une forme de résilience qu’elles on mit en place tout au long de leur vie. C’est la seule solution qu’elles ont trouvé car elles ne sont pas conscientes de leurs blessures. Un exemple type d’une personne blessée (cas extrême) mais qui est malheureusement se démultiplie : les pervers narcissiques.

L’égo surdimensionné du pervers narcissique veut juste : dominer, écraser l’autre pour tout simplement se placer. Ces personnes mettent en place toute une stratégie pour obtenir égoïstement ce qu’elles veulent et jouissent de la souffrance infligée aux autres (le pervers narcissique est un exemple concret de manipulation et d’un positionnement de l’égo mal placé).

Le bonheur appartient à ceux qui ont décidé de se connaître, d’identifier ses propres blessures et de  faire un travail personnel sur ces dernières pour avancer. Comme dit Frédéric Lenoir, Philosophe français : « Le Bonheur appartient à ceux qui apprennent à se connaitre ».

  Quelques conseils, pour vous :

  • Protégez-vous car ce type de personne ne pensera pas à vous protéger ; très clairement.
  • Arrêtez de vous identifier à vos possessions : matériels, au niveau social à votre métier, à vos réalisations,…
  • Appréciez ce que vous faites pour vous : tout le Bien Etre, l’apaisement, la tranquillité… que peuvent vous apporter la vie. Le regard de l’autre ne sera jamais un grand réconfort mais juste un moyen de justifier de ce que vous êtes/ou faites.
  • Méditez ! la méditation vous permettra de ne plus faire pour faire mais de faire en conscience en apprenant à valider des choix juste pour vous.
  • Arrosez-vous d’amour, de compassion, de gratitude, de tolérance pour vous et rien que pour vous.
  • Apprenez plutôt à vous réaliser via la coopération, la tempérance et la générosité. Vous en sortirez plus grand et surtout à votre place.
  • Profitez de l’instant présent. Je vous invite à lire un livre extraordinaire (si vous ne l’avez pas lu) « Le pouvoir du moment Présent » d’Eckart Tolle.
  • Je vous invite à lire mon prochain article : une synthèse des blessures qui existent chez l’être Humain.
  • Au travail : essayer d’y mettre les formes et de vous affirmer et surtout traçez votre travail par mail. Enoncez très clairement vos attentes, vos objectifs, l’écrit sera une preuve de justification pour montrer votre bonne foi. Ne faites pas confiance : au travail vous n’avez pas d’amis.
  • A la maison dans votre vie personnelle, vous avez la possibilité clairement de ne plus revoir ce type de personne, de les éviter si c est dans le cadre familial…